vendredi 23 novembre 2007

Etat d'urgence au Liban: risque d’une nouvelle guerre civile

Émile Lahoud jeudi dans sa résidence de Baabda, entouré de responsables de l’armée dont son chef, le général Michel Suleiman (second à partir de la gauche)

Pauvre peuple libanais ; de crise en crise, ce pays longtemps déchiré par la guerre civile ainsi que les enjeux des pays voisins (israel, syrie et iran) s'enfonce dans une nouvelle crise : état d'urgence et déploiement de l'armée d'un côté et rejet de cette décision par le gouvernement de Senioura de l'autre côté!

En effet, le Parlement n’étant pas parvenu à se mettre d’accord sur le nom de son successeur, le président libanais a confié la sécurité du pays à l’armée. À Beyrouth, les mesures de sécurité ont été renforcées.
Le Liban s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Le président sortant libanais Emile Lahoud a décidé vendredi soir de confier à l’armée la sécurité du pays, et ce quelques heures avant la fin de son mandat. Selon les termes utilisés par son porte-parole, Émile Lahoud a décidé de «confier à l’armée la prérogative de préserver la sécurité sur l’ensemble du territoire et de mettre toutes les forces de sécurité sous l’autorité» de celle-ci.
Le gouvernement de Fouad Siniora a immédiatement rejeté la décision du président sortant, la qualifiant de «non valable», selon un responsable du bureau du premier ministre. Selon la Constitution, le président n’a en effet pas le droit de décréter l’état d’urgence sans l’accord du gouvernement. Mais le porte-parole d’Emile Lahoud a estimé que le gouvernement de Fouad Siniora était lui-même inconstitutionnel.

Le président libanais doit quitter ses fonctions à minuit vendredi, en vertu de la Constitution, sans que le Parlement soit parvenu à élire son successeur. En effet, la journée de vendredi a vu un cinquième report de l’élection présidentielle. Les députés de la majorité soutenue par les pays occidentaux et de l’opposition emmenée par le Hezbollah pro-syrien n’étant pas parvenus à trouver une issue à la crise, la séance a été reportée au vendredi 30 novembre.

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3 commentaires:

Carpe Diem a dit…

Le Liban et la Belgique nous montrent combien il peut être dangereux pour un pays d'être sans gouvernement et gouverneur (Même s'il n'y a aucune ressemblance entre les situations respectives des deux pays). Comme en Belgique le peuple est descendu dans la rue (au nombre de 35 000) la semaine dernière pour exprimer leur souhait que leur pays demeure unifié, c'est au peuple Libanais de trancher la question. Car il y a peu de chance que les politiques Libanais se mettent d'accord...

Legend Of The Fall a dit…

pour que a décision de l'exprésident Lahoud soit conforme aux lois et à la constitution il faut la signature du Premier Ministre Siniora. De même, la déclaration de l'état de l'urgence est un tache réservée au Conseil des Ministres. Doncla décision de Lahud n'est pas conforme à a constitution et aux lois et ce n'est pas un état d'urgence. L'armée est déjà sur le champ depuis les évennements de nahr el bared, la guerre de l'Eté 2006 et même depuis l'assassinat de Rafic Hariri.
De même le chef de l'armée le Général Sleimen ,se met à la disposition du Conseil des Ministre lors d'un appel téléphonique avec le PM Fouad Siniora.
Il ne faut jamais croire à ce que le président sortant ou l'opposition libanaise disent

al_moudir a dit…

je pense pas que ds ce cas il faut que senioura soit informé car la seule partie ds laquelle les libanais ont encore confiance est leur armée qui a réussi son test à nahr elbared . c'est à l'armée à cette période difficile de faire l'ordre tt en étant neutre cad sans etre sous la tutelle ni du gouvernement ni a l'opposition donc Senioura aurait du ne pas venir contre cette décision afin d'apaiser l'ambiance un peu et donner aux libanais un sentiment de relative stabilité