Émile Lahoud jeudi dans sa résidence de Baabda, entouré de responsables de l’armée dont son chef, le général Michel Suleiman (second à partir de la gauche)Pauvre peuple libanais ; de crise en crise, ce pays longtemps déchiré par la guerre civile ainsi que les enjeux des pays voisins (israel, syrie et iran) s'enfonce dans une nouvelle crise : état d'urgence et déploiement de l'armée d'un côté et rejet de cette décision par le gouvernement de Senioura de l'autre côté!
En effet, le Parlement n’étant pas parvenu à se mettre d’accord sur le nom de son successeur, le président libanais a confié la sécurité du pays à l’armée. À Beyrouth, les mesures de sécurité ont été renforcées.
Le Liban s’enfonce un peu plus dans la crise politique. Le président sortant libanais Emile Lahoud a décidé vendredi soir de confier à l’armée la sécurité du pays, et ce quelques heures avant la fin de son mandat. Selon les termes utilisés par son porte-parole, Émile Lahoud a décidé de «confier à l’armée la prérogative de préserver la sécurité sur l’ensemble du territoire et de mettre toutes les forces de sécurité sous l’autorité» de celle-ci.
Le gouvernement de Fouad Siniora a immédiatement rejeté la décision du président sortant, la qualifiant de «non valable», selon un responsable du bureau du premier ministre. Selon la Constitution, le président n’a en effet pas le droit de décréter l’état d’urgence sans l’accord du gouvernement. Mais le porte-parole d’Emile Lahoud a estimé que le gouvernement de Fouad Siniora était lui-même inconstitutionnel.
Le président libanais doit quitter ses fonctions à minuit vendredi, en vertu de la Constitution, sans que le Parlement soit parvenu à élire son successeur. En effet, la journée de vendredi a vu un cinquième report de l’élection présidentielle. Les députés de la majorité soutenue par les pays occidentaux et de l’opposition emmenée par le Hezbollah pro-syrien n’étant pas parvenus à trouver une issue à la crise, la séance a été reportée au vendredi 30 novembre.

















