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samedi 22 décembre 2007

Vendre ses joyaux pour acheter du pain

La Caisse Générale de Compensation (les principaux produits de base compensés sont le pain, la farine, les pâtes et l’huile végétale) coûtera plus de 1.000 millions de DT en 2008. Pour financer ce budget, des sociétés créées par la génération bosseuse des décennies 60 et 70 et qui ont constituées les joyaux du pays telles que la SNDP, STIA, AMS, STS, SOTRAPIL, STAR, BTK, BFT, BTE …vont être vendues.
Certes c’est une bonne chose de privatiser des sociétés en difficultés qui souffrent des lourdeurs de ses employés, de son système de gestion et de son aspect public. Mais il est ridicule de gaspiller cet argent en compensant du pain au lieu de financer des projets à forte valeur ajoutée (comme dans la recherche ou en investissant dans les énergies renouvelables…).
En plus le système de compensation actuel est absurde dans la mesure où la compensation est la même pour les pauvres et pour les riches, ainsi n’est il pas plus raisonnable de compenser les produits de façon sélective (que les pauvres seulement) ? Ceci est vrai aussi pour le carburant où les Hummer circulent à moitié prix alors qu’elles consomment 10 fois plus que la voiture populaire du fonctionnaire.

mercredi 21 novembre 2007

L'autoroute Msaken-Sfax ne sera opérationnelle qu'en 2009

L'Autoroute Msaken-Sfax qui devrait être achevée en ce novembre 2007, mais comme le projet concerne la ville poubelle capitale du sud habituée aux projets fiasco, elle ne sera entièrement, opérationnelle qu'en 2009. En effet, il n'y aura que l'ouverture d'un seul tronçon El Jem-Sfax, en avril 2008.
Plusieurs difficultés ont apparus dans la réalisation de ce projet structurel et important. Il y a eu des difficultés dues à une topographie accidentée sur certains tronçons de l'ouvrage, ainsi que des problèmes fonciers dus à des litiges avec certains propriétaires.
Enfin, le principal problème est dû à une polémique posée par les entreprises désignées pour la réalisation. Elles ont souhaité réévaluer les prix du marché, sur la base de la dernière fluctuation des prix du pétrole qui entre dans la composition de l'enrobée à raison de 40% dans le prix du revenu, alors que le Ministère de l'Equipement considère que ce taux est de 1%.
Les habitants du Sud doivent encore patienter un peu avant d'emprunter cette autoroute, leur calvaire va encore durer encore quelques mois. Le nombre des victimes de la GP1 n'est pas encore prêt à diminuer !
Je ne compend pas pourquoi ce genre de problèmes est typiques aux projets de Sfax???
source

lundi 19 novembre 2007

Guerre des classements : la Tunisie classée 88ème selon la Banque Mondiale



Contrairement au classement de Davos qui a réservé à la Tunisie ces dernières années un rang plus qu’honorable (33ème) celui de Doing Business de la Banque Mondiale réitère cette année aussi sa mauvaise notation de la Tunisie:
Selon le Doing Business 2008, la Tunisie est classée 88ème sur 178 pays cette année, un rang qui reste proche de celui qu’elle avait l’année dernière. Le classement repose sur 10 indicateurs de la réglementation des affaires qui mesurent les temps et coûts nécessaires pour satisfaire aux exigences officielles en matière de création et de gestion d’entreprise, de commerce transfrontalier, de fiscalité et de fermeture d’entreprise. Il ne prend pas en considération des domaines comme la politique macroéconomique, la qualité des infrastructures, la volatilité des devises, la perception des investisseurs ou le taux de criminalité. Depuis 2003, Doing Business a inspiré ou servi de base à plus de 113 réformes dans le monde. Les résultats du rapport font apparaitre cependant la persistance d’une relative rigidité du droit du travail, la faiblesse du système légal encadrant la passation des conventions dans lesquelles les dirigeants ou actionnaires majoritaires sont directement ou indirectement intéressés (conventions dites « réglementées »), ainsi que le niveau élevé des impôts et taxes à la charge des entreprises en plus de l’impôt sur les sociétés. Néanmoins, il y a lieu de souligner que la Tunisie a entrepris un certain nombre de réformes dans plusieurs aspects essentiels à l'investissement, qui ne sont pas pris en compte par les indicateurs Doing Business et ce dans l’objectif d’établir une comparaison rigoureuse entre les différents pays analysés. Ces réformes vont de la diminution du nombre total d’autorisations administratives nécessaires à l’exercice de certaines activités, la réforme de la TVA et du régime fiscal des entreprises, et la mise en œuvre de la loi sur le renforcement de la sécurité des transactions financières qui vise notamment à améliorer la gouvernance des entreprises. La gestion macroéconomique saine et les progrès liés à l’ouverture commerciale fournissent également un cadre favorable à l’investissement.

Pour plus d'infos (ici)

Pour télécharger le rapport (ici)

mercredi 14 novembre 2007

Méga pollution à Sfax

Photo de la SIAPE





J’ai remarqué pendant ces jours que la société de traitement chimique des phosphates SIAPE à Sfax est entrain d’accroitre fatalement son émission de gaz toxique (cent huit mille mètres cubes par jour normalement) et ceci de jour comme de nuit.
Et même à 15 km de cette usine on étouffe, on ne sent que l'odeur de la pollution !
Vraiment c’est une catastrophe pour les habitants de la pauvre ville de Sfax qui ont l’un des taux de cancer des poumons les plus élevés au monde tout ça dans l’insouciance et le silence totale des autorités et des habitants eux-mêmes qui se disent habitués à cette odeur.

Pour en savoir plus sur la pollution en Sfax, ici lien d'une étude marocaine sur le sujet.


vendredi 2 novembre 2007

من القرارات المتوقعة حصر التوقيت الإداري في نظام الحصة الواحدة

في إطار سياسة التحكم في الطاقة, من المتوقع العمل بنظام الحصة الواحدة وذلك من الساعة الثامنة صباحا إلى الساعة الثالثة بعد الزوال في معظم الإدارات العمومية.
ذلك إقرار بأن عدد كبير من الإدارات تقوم بتبذير الأموال العمومية و أن أغلب الموظفين يستهلكون أكثر مما ينتجون , فهم في مجيئهم للعمل يضرون وسائل و شبكة النقل و إذا دخلوا مكاتبهم بذروا ما شاء الله من الطاقة مع أنهم لا يعملون حقيقة إلا الوقت القليل , إذن من الأفضل حصر هذا التبذير في أقل ساعات عمل ممكنة بدون انقطاع.
لكن هذا الأمر سيزيد من جاذبية العمل بالقطاع العام لمختلف الشرائح من ذوي الشهادات العليا و غيرهم وذلك مما قد يزيد من نفور هؤلاء من المبادرة الفردية و بعث مشاريع أي أن الاستثمار المريض حاليا سيتضرر حتما و نسبة البطالة ستزيد. هذا كله سيكون ضمن واقع العولمة و الهجوم الاقتصادي الصيني , كيف الصمود و نحن نريد أن نعمل أدنى وقت ممكن أي بنظام 35 ساعة في الأسبوع و الحال أن الصينيين يشتغلون بنظام 35 ساعة في اليوم.
أيضا أين هو القطاع الخاص من كل هذا ؟ ألا يبدي رأيه في هذا الموضوع ؟
عدة تساؤلات و الأيام القليلة القادمة هي التي ستكشف لنا الحقيقة

mardi 30 octobre 2007

Quel poids pour Sfax dans l'économie de la Tunisie


C'est le titre d'un excellent article paru sur le site d’information économique Tunisiaffaire.com et qui évoque les énormes difficultés que connait cette région (délaissement, pollution) malgré son poids économique majeur dans l’économie tunisienne (première région agricole productrice en Tunisie et deuxième région industrielle) ce qui laisse penser aux raisons inavouées de cette politique d’insouciance pratiquée à l’égard de cette ville.
Voici des extraits de l’article
Quoiqu’elle constitue la deuxième ville et région de la Tunisie avec 1 million d’habitants, derrière la métropole Tunis, Sfax continue à souffrir de certaines carences, que ce soit au niveau de l’infrastructure des transports ou la léthargie de son aéroport international Sfax-Thyna.
On évoque le retard de l’ouverture de l’autoroute Msaken-Sfax, axe routier très attendu par les habitants du sud tunisien. L’aéroport, pour sa part, malgré un investissement de 29 millions de DT, n’assure que des vols épisodiques et continue à être largué au second plan par l’aéroport de Skanes-Monastir.
Pour évaluer le poids de Sfax dans l’économie tunisienne, il suffit de regarder certains chiffres, la région assure 90 % des exportations tunisiennes de triple superphosphate et de 45 % des l’huile d’olive de la Tunisie.
Coté production, Sfax assure 80 % de la production de gaz naturel de la Tunisie, 25 % de la production de pétrole, 25 % de la prise totale de pêche, 10 % de la production laitière devenant ainsi paradoxalement
la première région productive de lait devant les villes du nord de la Tunisie.
45 % de la production nationale des œufs est l’œuvre de Sfax, 13 % de la production des amendes et enfin 33 % de la production de l’huile d’olive, avec 290.000 tonnes pour la campagne 2006-2007.
Première région agricole productrice en Tunisie et deuxième région industrielle, Sfax ne présente pas pour son visiteur le visage d’une ville prospère,
mais plutôt d’une ville pauvre, sale, dont la circulation est un vrai calvaire et qui souffre de la pollution de sa mer et de son air et aussi d’une activité culturelle très limitée.
Son stade de football qui a une capacité de 12.000 places est très limité, plus petit que celui de Tunis, Sousse, Monastir, et même Bizerte. Pour un club présent depuis 80 ans dans le paysage footballistique en Tunisie.
La radio régionale n’est pas disponible sur internet et n’est plus écoutable au-delà de 80 Km de la ville de Sfax, elle est dépassée par les radios de Tataouine, le Kef ou Monastir plus récents et mieux équipés.